Les grandes figures de l'Athénée
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Licencié en Sciences Politiques et Administratives de l'ULB, il milita dans les rangs du parti libéral à Schaerbeek où il fut successivement conseiller communal, échevin de l'Instruction Publique (1923-1938) et bourgmestre (1938-1940). Progressiste, très attaché à la démocratie et au libre examen, il fut interné pendant la Première Guerre mondiale et, de 1916 à 1918, passa de longs mois dans les camps en Allemagne. En 1940, craignant d'être à nouveau inquiété par l'occupant, il passa à la clandestinité. Il développa considérablement l'enseignement officiel dans sa commune, fonda plusieurs écoles communales, créa des cantines scolaires, des garderies. .../... Fernand Blum avait été initié franc-maçon à la loge « Les Vrais Amis de l'Union et du Progrès réunis », à l'Orient de Bruxelles du Grand Orient de Belgique.
(Extrait de M. Bergé, cité in "Dictionnaire historique de la Laïcité en Belgique paru aux éditions Luc Pire avec la Fondation Rationaliste sous la direction de Pol Delfosse").
Le Conseil Communal unanime, en une séance solennelle, le 14 juin 1951, rendit hommage aux trente années de dévouement à la commune et à l'attitude du Bourgmestre Fernand Blum pendant les deux guerres. M. Gaston Williot rappela ses activités de député, de journaliste, de professeur, d'administrateur et d'homme d'uvres. Afin de commémorer cette brillante carrière, toute entière consacrée à la chose publique, le Conseil décida de conférer son nom à l'athénée au développement duquel il avait si ardemment contribué, et qu'il refusa opiniâtrement de céder à l'Etat.
(Extrait de "Les Amis de l'Athénée Fernand Blum (Ed.), 1954.- 40è anniversaire de l'Athénée communal Fernand Blum:92p. Bruxelles").
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Fernand BLUM (photographie tirée de "Les Amis de l'Athénée Fernand Blum (Ed.). 1954.- 40è anniversaire de l'Athénée communal Fernand Blum:92p. Bruxelles", reproduite avec l'autorisation de l'éditeur). |
Buste en bronze de Fernand Blum (photographie E. Walravens, 2005). |
Plaque commémorative de l'inauguration des bâtiments de l'avenue Renan de l'Athénée communal de Schaerbeek, à l'époque où Fernand Blum était échevin de l'Instruction Publique (photographie E. Walravens, 2005).
Jo DELAHAUT (1911-2002), Peintre abstrait
Né à Vottem-lez-Liège le 22 juillet 1911, Jo Delahaut fait ses études à l'Académie des Beaux-Arts de Liège avant de réussir brillamment une licence et un doctorat en histoire de l'art et archéologie à l'Université de Liège (1939). Professeur à l'Athénée Fernand Blum (1936-1962), il devient ensuite professeur à l'INSAS et à l'Institut de La Cambre (1962-1976). Jo Delahaut est décédé à Schaerbeek le 20 février 2002
Le peintre Jo Delahaut était une des figures emblématiques de l'abstraction géométrique en Belgique.
Après une première exposition à Charleroi (1942), il abandonna progressivement le figuratif au profit de l'abstraction géométrique dont il fut l'un des initiateurs. Sociétaire des "Réalités Nouvelles" à Paris en 1946, membre de "La Jeune Peinture belge" à Bruxelles en 1947 (Mig Quinet, Louis van Lindt , Gaston Bertrand, Marc Mendelson , Anne Bonnet), membre fondateur du groupe belge "Art Abstrait" en 1952, il fut coauteur en 1954 du "Manifeste Spatialiste", avec Pol Bury (1922), entre autres.
De la géométrie plane et colorée qu'il utilisait dans son travail, Jo Delahaut disait: «La géométrie est à mon avis la science la plus représentative de l'Homme. Elle ajoute à la clarté d'un exposé, elle est lisible, compréhensible intuitivement même par ceux qui en ignorent la théorie».
Auteur de plusieurs oeuvres monumentales, de céramiques (notamment la station de métro Montgomery à Bruxelles) ainsi que de sérigraphies, de bijoux et de reliures, Jo Delahaut exposa dans de nombreux pays.

Jo Delahaut au travail.
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Faut-il présenter encore le réalisateur et cinéaste belge dont les cinémathèques du monde entier collectionnent les uvres? André Delvaux par son investissement, sa grande culture générale, sa sensibilité "biculturelle" et, tout simplement, la grande qualité de son travail aura marqué l'histoire du cinéma mondial, en particulier, du cinéma belge.
André Delvaux naît le 21 mars 1926 à Heverlee. Domicilié à Schaerbeek depuis son plus jeune âge, il y accomplit ses études primaires et secondaires en français. Après avoir achevé ses études secondaires à l'Athénée Fernand Blum en 1943, André Delvaux refait une rhétorique en néerlandais à l'Athénée de Bruxelles pour échapper au travail obligatoire pendant l'occupation. Parallèlement à ses études secondaires, il étudie aussi la diction, le piano et la composition musicale au Conservatoire de Bruxelles.
André Delvaux poursuit des études de philologie germanique et de droit à l'Université Libre de Bruxelles. A ce titre, il est engagé à l'Athénée Fernand Blum comme professeur de langues germaniques. De 1949 à 1962, Delvaux y est un professeur brillant et exigeant. Ses étudiants se souviennent aussi des nombreuses allusions de leur professeur à sa passion déjà dévorante pour le cinéma. Il y organise d'ailleurs un club de cinéma dans le cadre duquel ses premiers courts-métrages, réalisés avec le concours de ses élèves, voient le jour. Le soir, André Delvaux accompagne des films muets au piano, à la cinémathèque de Belgique.
De 1963 à 1986, il enseigne le langage du cinéma et la réalisation à l'INSAS, qu'il a co-fondé en 1962. Dans les années 1960 il réalise une série de documentaires pour la RTB sur des réalisateurs tels que Federico Fellini et Jean Rouch, se rendant sur des tournages comme celui des "Demoiselles de Rochefort" de Jacques Demy. Ce n'est qu'en 1965 qu'il signe son premier long métrage, "L' Homme au crane rasé" en langue flamande. Il réalise d'ailleurs indifféremment en flamand ou en français, se penchant même sur cette dualité belge dans "Un soir un train" (1968). Malgré ses moyens réduits et sa réputation de réalisateur expérimental, André Delvaux est sollicité par des comédiens séduits par son travail comme Marie-Christine Barrault qui joue sous sa direction dans "Femme entre chien et loup" (1979).
Ce cinéaste dont l'uvre confine souvent au fantastique trouve son inspiration dans des uvres littéraires dont il s'inspire librement comme pour "Rendez-vous a Bray" (1971) tiré d'une nouvelle de Julien Gracq ou encore son dernier long métrage "L'uvre au noir" (1988) adapté du roman de Marguerite Yourcenar.
Il réalise en 1985, pour le cinquantenaire de la Cinémathèque Royale de Belgique, "1001 films", un 8' sur la préservation des premiers films sur support pellicule.
André Delvaux obtint de nombreuses distinctions dont le Grand Prix au Festival d'Hyères pour "L'Homme au crâne rasé" (1965), le Prix Louis Delluc pour "Rendez-vous à Bray" (1971), le Prix Spécial du Jury au festival mondial du cinéma de Montréal pour "Benvenuta" (1983), le Prix Joseph Plateau pour l'ensemble de sa carrière au festival du film international des Flandres (1991) et le Prix Spécial pour l'ensemble de sa carrière au Fantaporto, au Portugal (1996).
Ce grand monsieur du cinéma mondial meurt à l'âge de 76 ans, à Valence, le 4 octobre 2002, en succombant à une crise cardiaque. Il y assistait à la deuxième édition de la Rencontre mondiale des Arts de la ville de Valence.
(D'après par "Nysenholc, A. (Ed.), 1994 - André Delvaux:399p. Bruxelles" et d'après Pelletier, P. pour Les Gens du Cinéma sur le site "www.lesgensducinema.com ").
André Delvaux (photo extraite du site: http://www.filmkultura.iif.hu)
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